Cette année Garorock a fêté ses 20 ans en grande pompe avec plus de 130 000 festivaliers et 80 artistes !

Le festival Garorock s’affirme d’année en année comme l’une des références des festivals de l’hexagone et est devenu le plus gros festival du sud-ouest avec une programmation composée de têtes d’affiche nationales et internationales comme The Kills, The Hives, Disclosure, Jamie XX, Flume, M83, Ratatat et bien d’autres…

Cette année le festival passait de 3 à 4 jours de célébration musicale avec une grosse venue annoncée tardivement, celle de MUSE qui a défrayé la chronique. Les pass vendus en « early bird » ne comprenait que les 3 jours initialement prévus pour le vendredi-samedi-dimanche et le groupe britannique jouait donc le jeudi avec un supplément à la clé. Qu’internet s’étouffe en mangeant ses propres trolls-haters, car la date sera complète et le show au rendez-vous à en croire les festivaliers rencontrés le lendemain, car nous n’arriverons en terre aquitaine que le vendredi, jour 2 du festival mais jour 1 pour la rédaction.

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Vendredi 1er Juillet

THE KILLS « rock ultra sexy » – Casseurs Flowteurs « Fan Zone » – Jamie XX « Disco Soul »

Nous arrivons sur site vers 22h30. La GigsMobile garée à une place stratégique proche mais pas trop du festival et hors d’atteintes des zones à pipi, nos pass-presse récupérés, nous pouvons enfin entrer… sans encombres. En même temps à cette heure-là le plus gros du monde est déjà rentré).
Petit Biscuit est sur la fin de son set au Garoclub et on s’empresse de pouvoir aller le découvrir et comprendre l’engouement qu’il y a autour du jeune producteur (17 ans) et pur produit 2.0. Le spot grouille de monde et est en ébullition devant son électro-chill, et au final on se dit vite qu’il aurait mérité plus grosse scène !

Place au rock brut mais sexy de The Kills, duo de charme formé par Alison Mosshart et Jamie Hince. Déjà vus (mais jamais déçu) aux arènes de Nîmes en 2014, nous étions impatients de retrouver l’énergie du duo qui défendra avec brio les titres de leur nouvel album « Ash & Ice ». Entre poses sexy et nonchalantes puis danses électriques à faire tournoyer sa chevelure blonde platine, la voix si spéciale d’Alisson ne bute pas et envoute le public, le tout accompagné de riffs impeccables de Jamie qui joue avec son assistance et s’en amuse sourire aux lèvres. L’apogée du concert sera à l’écoute des anciens tubes où le public deviendra complètement maboule.

the kills final garorock

Passage sur la grande scène pour les très attendus OrelSan & Gringe qui forment Casseurs Flowters accompagnés de DJ Pone aux platines. Même si pas ultra-réceptifs par leur hip-hop « galère » on ne peut qu’admettre leur complicité et la manière qu’ils ont pour retourner leur public de fans, à tel point que tous le monde connait les paroles et que le groupe peut avoir une extinction de voix, le public sera leur 3ème homme !
Nous ferons une entorse à la fin de leur show pour entamer une visite plus approfondie des différents espaces proposés par le festival.

Casseurs Flowters Garorock

Une énorme boule disco orne la scène Garonne, l’heure pour Jamie XX d’ambiancer la soirée avec le live normalement composé des derniers titres issus de « In Colors » son dernier album. De « Loud Places » à « Gosh » tout y est impeccable, hormis une scénographie un peu légère.

Jamie XX Garorock Nicolas ALLEGUEDE
Fin du show, encore un peu d’énergie nous trouverons pour érer au GaroclubCostello déverse sa house-techno sur un public endurant avec une ambiance formidable.

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Il est temps pour nous de quitter les lieux avant que le petit diable nous traîne jusqu’au bar et nous fasse regretter tout le reste du weekend les « quelques » verres que nous aurions pu engloutir !

Samedi 2 juillet

The Shoes « Épilepsie d’un soir » – M83 « Onirisme et volupté » – Slaves « Etat pur »

La journée-soirée commence pour nous par le concert de Deluxe et leurs moustaches emblématiques qui remet tout le monde en selle tellement tous les morceaux sont d’une énergie communicative.

DELUXE GAROROCK Nicolas ALLEGUEDE

C’est le prix du public 2016 tellement c’est de la folie et en prime un couché de soleil magnifique sur la plaine de la Filhole. Pour vous donner une idée de la chaleur du public, regardez ce que l’ingé lumière du groupe arrive à faire faire au public de Garorock.

Ping-Pong de scène, nous voilà déplacer sur la scène de la plaine pour le live sensationnel de M83 qui nous laissera sans voix tellement le show est puissant et envoutant.
Mais nous ne pourrons pas en profiter pleinement car Slaves se produit sur la scène du Trec et c’est pas pour nous déplaire. Un des coups de coeur de cette édition avec ce duo brut de décoffrage qui arrose Garorock de son punk tout simplement imposant. Un drumkit épuré, une basse ultra-saturée et le tour est joué.Slaves Garorock Trec © Nicolas ALLEGUEDE

Motivation à son maximum mais ça va être la course car tout s’enchaine et se chevauche… Ratatat – The Shoes – Flume ! Comment faire ? Pas le choix, il faudra courir et se faufiler entre les festivaliers pour essayer de tout couvrir.
VJing psyché, Ratatat entre en scène au son des guitares rock combinées de sons 8bits de la megadrive qu’on avait à l’époque ! En démarrant sur « Loud Pipes » il en fallait pas moins pour embraser le festival.

Ratatat Garorock © Nicolas ALLEGUEDE

Un pur bonheur tout le long mais encore une fois écourté car la mifa de The Shoes devrait débarquer sur la scène du Trec d’une minute à l’autre. Nouvel album – nouvelle tournée, nous les avions croisé au Bikini en janvier dernier et nous ne voulions pas louper les rémois en version « Festival ». Visuels décalés et calés avec la totalité du show, rempli de mèmes délirants (Chuck Norris, Michaël Jackson, Tom Anderson, Dawson… ) crées par Dent de Cuir, le groupe enchaine les tubes et finira par un « devenu-traditionnel » stage diving de Benjamin.

THE SHOES Garorock © Nicolas ALLEGUEDE

C’est en revenant vers la grande scène que nous comprenons que la foule s’était déplacé en masse pour acclamer le producteur australien Flume. Machine à tube, il enchaine les remixes aux vibrations intenses avec un show laser impressionnant. L’ambiance est folle mais nous devons encore migrer vers la scène du Trec où un de nos futur coup de coeur se produit, j’ai nommé Thylacine.

THYLACINE Garorock © Nicolas ALLEGUEDE

Invitation au voyage avec son électro planante aux accents pops qui a réussi à nous faire accepter que le saxophone avait encore sa place dans l’electronica. Vraie performance live emmenée par un mapping vidéo incroyable, nous tenions là notre note haute de la journée. Merci Thylacine, tu nous as embarqué avec toi dans cette traversée audacieuse !

On finira par le live acid-techno du cador Boys Noize qui déroule sa machinerie écrasante pour un public survolté.

BOYS NOIZE Garorock © Marie Abrate

Il est temps de donner du repos à nos petites jambes et à nos oreilles pour apprécier la dernière journée du festival. Mention spéciale à un public endiablé en ce samedi soir.

Dimanche 3 juillet

THE HIVES « MA-GIS-TRAL » – YELAWOLF « BADASS »

Nous arrivons sur le site après le début du concert de Savages car tombés dans une embuscade « rosé-barbecue » (merci Julien et Lory) !
A notre grand étonnement, la foule n’est pas au rendez-vous pour accueillir le quatuor-punk-féminin. Alors on se dit que la fatigue en a découragé plus d’un et en fait plus les morceaux passent plus la détachement grandit dû certainement à la mollesse du public. Alors on insiste et on s’insère dans les 20 premières rangées de valeureux résistants… Là on s’y sent mieux, nous voilà réveillés !

SAVAGES Garorock © NICOLAS ALLEGUEDE

C’est reparti pour le ping-pong Trec-Plaine-Garonne mais vu que nous allions prendre une énorme baffe dans la gueule, je vous passerai les petites râleries concernant la programmation qui se chevauche mais tellement excellente.

Yelawolf, alors là, c’est du grand n’importe quoi ! J’aime aller découvrir les artistes direct sur scène et quand je regarde le style de bonhomme sur l’appli du festival je vois : rock-rap-electro… Toi tu m’intéresse !
Arrivé sur scène, Michael Wayne est excité comme un lion devant un bout de barbaque. Son grateux a littéralement chauffé l’assistance avec son bottleneck aux résonances country. Mais au final, Yelawolf ne ressemble en rien à ce que j’ai déjà écouté auparavant, c’est le turfu mon gars ! Voix rocailleuse limite punk mais avec un flow incomparable jouxtés de basses hip-hop voire drum, nous voilà retournés par la magie qui opère par le mec le plus « WTF » du festival ! S’il passe près de chez vous, il faut y aller absolument… avec des fringues que vous affectionnez pas particulièrement car les premiers rangs se font souvent arroser de jus de houblon.

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Ensuite viendrons The Hives qui n’a pas forcément d’actualité fraîche mais qui à mon sens est l’une des meilleures expériences live que vous pourrez voir se produire de nos jours.
Toujours cette dualité Noir-Blanc qui accompagne le groupe depuis leur début, les costumes sont impeccables et malgré les années qui passent le groupe suédois est infatigable ! Nous prenons là, encore une fois, une claque… Ca suffit maintenant Garorock, tu te calmes !

THE HIVES Garorock © NICOLAS ALLEGUEDE

Nous finirons le festival sur le dernier live de Disclosure, qui nous avions eu la chance de voir à leur tout début, les pieds dans le sable au MIDI festival en 2012 puis au Pitchfork Festival à Paris en 2013. On est passé sur une grosse machine clubbing qui plait à u grand nombre mais ce virage n’est pas de notre goût et nous nous retirons sur la pointe des pieds car nous avons de la route et demain c’est lundi !

DISCLOSURE Garorock © NICOLAS ALLEGUEDE

Une bien belle édition remplie de beaux souvenirs. Garorock tu as eu 20 ans et tu as été flamboyant !